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Le cinq décembre 2013, je prenais part au tout premier salon du livre international de l’ère du Ministre AMA TUTU MUNA, y participer n’avait pas été facile; pas que l’on m’interdisait de le faire, mais simplement qu’il fallait acheter un stand à 125.000 FCFA, sans certitudes de récupérer les fonds mis.

La voix du cœur étant celle de Dieu dans ma culture, c’est ainsi que celle-ci me demande de contacter NMI Education, Maison d’éditions représentante de Cambridge Press au Cameroun; ce que je fais sans aucune peur, le seul risque couru n’étant qu’un refus.

Comme ces deniers avaient déjà pris connaissance de mon ouvrage par l’entremise de Simon Pierre BESSALA qui avait produit celui-ci pour la première fois pour son travail professionnel de fin de sortie à l’ESSTIC pendant qu’il y faisait son stage, l’appréciation que ledit ouvrage y avait reçu me vaut l’accord de participer audit salon du livre.

C’est ainsi qu’il m’est octroyer un espace qui me permettait d’installer les exemplaires de mon ouvrage intitulé « Épreuves de vie »; grâce à mon à mon abord facile, je parviens à vendre environ les ouvrages de 60.000 FCFA, et plusieurs personnes manifestent une attention particulière pour le titre de l’ouvrage, d’autre me posent des questions sur son contenu, ce à quoi je n’hésite pas à donner une réponse, sachant que ce n’est que par ce moyen que je peux captiver les lecteurs potentiels.
Pendant le Salon, j’ai pris part aux tables rondes, au cours desquelles on a relevé les problèmes de l’édition au Cameroun,  la vie difficile des auteurs par leurs ouvrages, e faible niveau de lecture des camerounais, l’absence de littérature pour enfants, l’apport des traditions et cultures dans la littérature et plus particulièrement notre oralité, et la maîtrise de notre culture par la jeunesse camerounaise.

Il est relevé que le problème fondamental de l’édition au Cameroun est celui de la piraterie, les auteurs ont des problèmes de publication et de survie parce que:

  1. les maisons d’édition ont peur de prendre le risque avec les jeunes auteurs (il faut bien commencé quelque part afin d’être reconnu demain),
  2. les contrats signés avec eux pour la majeure partie leur imposent d’acheter et de vendre une certaines quantités de leurs ouvrages alors qu’ils n’ont pas les moyens de le faire,
  3. le compte d’affectation spécial que le Président de la république avait décidé mettre chaque année à la disposition des hommes de culture ne leur profite pas du tout.

Par rapport au niveau de lecture bas des camerounais, je dirais en tant qu’auteur que celle-ci est fausse; parce que c’est plus le pouvoir d’achat faible d’une part et l’accès facile aux ouvrages qui font que les camerounais ne lisent pas assez; il n’y a qu’à observer le nombre de personnes agglutinées autour des kiosques et autres en quête de lecture.
Le problème de la littérature pour enfants trouve ses causes parmi certaines énoncées ci-dessus, ce à quoi il faut ajouter un manque d’incitation de l’Etat, et une absence de formation y relative; du moins cette littérature sort petit à petit de l’ornière.
A propos de l’apport des traditions dans notre littérature, celui-ci n’est plus à démontrer parce que c’est de nos traditions encore riches, inexplorées pour la plupart que certains auteurs trouvent les matériaux leur permettant de bâtir les trames de leurs histoires, autant ces mêmes traditions sont transmises, sauvegardées dans le temps et l’espace grâce aux productions de nos auteurs.
Le salon s’était achevée sur une note d’espoir et d’encouragement.

Voilà quelques moments dudit salon du livre:

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