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Archive for the ‘Watsi = Waki’ Category

La symbolique du nom


Le nom : rôle spirituel et social

Wakî[1] attribuaient (attribuent) un nom à un enfant en se référant aux astres, aux oracles, à l’environnement, parfois selon les attentes qu’ils mettaient (mettent) en l’enfant, ou en se référant à des évènements ou situations vécues (Babimbi). Le nom n’était (n’est) pas donné par mimétisme, suivisme ou imitation. Et le nom était (est) considéré comme une force, une énergie, une formule spirituelle qui oriente les actions de la personne sur laquelle elle s’applique, une clef permettant d’activer l’entité spirituelle qui s’était (s’est) installé dans le corps de l’enfant et permet d’établir un lien entre lui, les vivants, l’environnement, les animaux, les plantes et les morts. Bref le nom était (est) le lien entre celui qui le portait (porte) et l’univers. Les exemples foisonnent.

Au Lycée d’Éséka, j’avais un ami qui s’appelait (s’appelle encore parce qu’il vit) Djob A nti LOGMO MOUELAS ce qui littéralement veut dire Dieu a donné à pardonner les travailleurs. Ici le père LOGMO avait des difficultés pour faire un enfant avec son épouse, et comme son premier était un gaçon, il a voulu nommer son père c’est de la la naissance de ce nom, Logmo étant un clan Babimbi de la Sanaga Maritime.

Quand je commençais à m’intéresser au nom, j’ai rencontré un homme qui s’appelait EGONO, un gunu de Bokito à la question de savoir ce que signifiait son nom, il me dit « les maladies ». Je lui demandais s’il était maladif à sa naissance, il me dit non que c’était son grand-père qui l’était plutôt avant sa naissance et que juste après, ses maladies s’étaient envolées comme par enchantement, c’est la raison pour laquelle ce dernier avait demandé qu’on lui attribue EGONO comme appellation, pour signifier que ce dernier l’avait soulagé de ses maladies.

Lors d’une conversation avec un ami au cours de laquelle nous avons abordé les noms, il ma confié que sa première fille s’appelle « BELL A RI TSEM » en ripwak cela veut dire Dieu « DIEU EST VIVANT » quand je lui ai demandé pourquoi ce nom, il m’a dit que sa fille était né sans faire de signe pendant près de quinze minutes et que c’était après des prières qu’elle s’était mise à manifester des signes de vie, d’où est venu ce nom.

Mais comme tous les noms que l’on donnait (donne) aux enfants n’avaient pas (n’ont) toujours des incidences bénéfiques et ne sont pas toujours situationnels cela peut se manifester des évènements malheureux comme le décès de tous ceux à qui il était (est) attribué, parfois des maladies récurrentes ou un comportement asocial. On pouvait (peut) en cas d’attribution du nom de quelqu’un décédé à un enfant ou des enfants à la suite de laquelle il y avait (a) des effets néfastes, effectuer un rituel au cours duquel il était (est) demandé au défunt d’accepter que son nom soit attribué à d’autres. Lorsque la situation ne s’améliorait (s’améliore) pas, le nom était (est) complètement banni de la famille. Quand l’incidence du nom se manifestait (manifeste) par des maladies récurrentes ou un comportement anormal de l’enfant l’on était (est) pareillement amené à le « ventiler » toujours dans le cadre d’un rituel d’effacement de nom que waki appelle « wupupa wa abérénô ». À la fin on attribuait (attribue) à la personne un nouveau.

Risque du nom d’emprunt

L’adoption des noms et divers prénoms suivant la mode, basée sur les téléfilms, l’actualité, sans véritablement chercher le sens caché de ceux-ci ou sans discerner l’intention qui a prévalu à leur création fait que nous donnons aux âmes de nos enfants une orientation de vie que nous ne cernons pas toujours. Alors, il ne faudrait pas être surpris qu’à l’avenir ces enfants deviennent des personnes que nous ne maitrisons pas. C’est pourquoi, le nom d’un enfant devrait se penser, se méditer, si nécessaire consulté (oracle et calendrier) pour le lui attribuer, à défaut d’invoquer dieu et les mânes des ancêtres pour être inspiré. Ce qui devrait amener les uns et autres à revoir l’usage des prénoms et noms importés parce qu’on ne connait pas dans quel état d’esprit ils ont été créés l’autre possibilité serait de se les approprier en les transcrivant dans notre contexte sociolinguistique à défaut d’utiliser les noms et prénoms de notre patrimoine culturel.

Décryptage du nom

Au-delà de l’identification de l’individu, le nom permet ou permettait de tracer la généalogie de l’individu et d’éviter les rencontres amoureuses incestueuses au sein d’une même communauté linguistique fondamentalement, et entre les communautés subséquemment. Ainsi l’on était tenu de connaitre au moins quatre générations de ses différentes lignées (Chacun ayant quatre au total, deux paternelles et deux maternelles), étant établi traditionnellement que les liens de parenté pouvaient être dissouts dès la quatrième génération. Autrement dit une union de personnes issues de mêmes ancêtres, avait les risques de transmission de maladies héréditaires éteints ou réduits dès la cinquième génération, et ces unions étaient et sont autorisées quand il n’existe plus un lien étroit entre les familles ; tant que ces liens existent, la parenté garde toute sa force.

Si d’après mon nom l’on me demandait de me présenter il y aura deux cas du côté maternelle :

Du côté de ma grand-mère, je dirais : je suis MBATAKA de MBATAKA, MBATAKA de MBOUSSA, MBOUSSA de MASSINA, MASSINA de NDJOURI.

Du côté de mon grand-père, je dirais : je suis MBATAKA de MBATAKA, MBATAKA de AMBOURIA, AMBOURIA de DOTHE, DOTHE de MBOUDJÔ.

Le nom a toujours eu un sens propre et un sens caché ; le sens clair ressort quand on le prononce et ne nécessite plus d’interprétations, mais il a toujours un sens caché qui prévaut ou motive son adoption qu’il faut rechercher. C’est lui qui exerce une influence certaine sur la personne qui le porte. Chez wakî, on l’appelle « matamaná ma abérénô » autrement dit l’appréciation du nom ; pour certains, on a ce qui suit :

MBATAKA = Affôtô idjï (Rebus pourri)
NDJOUA = Ugunu (Le grand) ;
MBARRA (Mballa) = Munda (La biche) ;
AMBATTA = Ndjôwâ (Hippopotame) ;
ATONGUEYA = Nubura (Pluie) ;

Pour le décryptage d’un nom,  il faut cerner que parfois,  le nom peut avoir un sens clair qui ressort quand on le prononce et ne nécessite plus d’interprétations, mais il a toujours un sens caché qui prévaut ou motive son adoption qu’il faut rechercher. C’est lui qui exerce une influence certaine sur la personne qui le porte.

Exemples de noms

Voici quelques noms ukî et leurs significations selon nos recherches

  1. Tundé (Tounde): ce nom vient de deux mots, «  » et « wunda » et littéralement signifie « je ne suis pas invendu », « je ne suis pas sans valeurs ». Personnes pleines de ressources, qui s’adaptent à plusieurs situations.
  2. Assira: ce nom vient du verbe « ussira » qui veut dire jouir, prendre du plaisir. Ce sont des personnes passionnées, qui prennent du plaisir dans ce qu’elles font, de vrais professionnels, recherchant toujours une forme de perfection.
  3. Belinga, Olinga: ces noms viennent du verbe « urïnga » qui peut se transcrire en français par « être sévères ». Ce sont des personnes sévères,  fidèle à des principes, parfois difficiles à vivre.
  4. Effuna, Iffuna: vient de « uffuna » qui veut dire farfouiller, mettre à nu, ce sont des personnes extraverties, se caractérisent par leur honnêteté dans leurs rapports, dignes de confiance, adepte de la vérité.
  5. Nguina : de « wina » qui veut dire rejeter, personnes qui dédaignent tous les travers de la société, caractérisées par leur ardeur au travail, courageuse.
  6. Ekassi : de « ukachï » signifie le commencement, ce sont des personnes pionnières, qu’on retrouve régulièrement dans beaucoup d’initiatives.
  7. Ambata: vient de « A mú » (il est) et « bata » (accusé) (A mú bata qui veut dire il a accusé) ce sont des accusateurs, des personnes qui ne voient pas l’injustice sans la décrier.-yè
  8. Massina, Messina : vient de « massina » qui veut dire larmes, ceux sont des personnes des extrêmes, qui peuvent soit aimer ou faire souffrir, peuvent s’avérer dur de cœur ou alors sont des consolatrices hors pairs.
  9. Assanga: peut provenir de « ussanga » qui veut dire se quereller, ou de assangá qui signifie panier, cette appellation est polysémique, car elle signifie tour à tour Personne querelleuse, qui aime les disputes ;personne qui fuit ses responsabilités ou renie ses proches, personne qui laisse tout passer sans rancunes, tolérante, supporte.
  10. Aliana: vient de « udjï » « āná« , qui signifie être ainsi. Cette appellation aussi est polysémique; elle peut signifier: ainsi est-il, ou alors cela doit être ainsi, faisant des personnes qui porte ce nom des perfectionnistes,celui qui vain les difficultés, (Uriâ = grille, prépare avec des braises), celui qui jure beaucoup.
  11. Massa: appellation polysémique qui veut dire entre autres :polysémie, celui qui donne un sens et de l’importance à tout,carrefour, lieu de rencontre ou de séparation. Ce sont des personnes pour qui tout a de l’importance et qui savent réunir, regroupé, et sont capables de supporter et provoquer de grandes séparations.
  12. Oneya: qui vient de « wonéya » faire rire, rendre joyeux, créer la bonne ambiance, ce sont des personnes agréables à vivre.
  13. Ambassa : vient de « A mú » (il est) et « bassa » (a produit exagérément), caractérisé par leur grande capacité d’action, de réalisations et ayant une grande descendance.
  14. Anyêmê: personne positive avec laquelle il fait bon de vivre.
  15. Mobi : personne difficile à vivre, acariâtre, insolente mû par un égoïsme sans bornes.
  16. Kuta : Personne à qui il ne faut pas accorder beaucoup de confiance, changeante et égoïste.
  17. Abéna : personne qui déteste tout ce qui est mauvais et fait du mal, ce nom peut aussi produire des personnes fourbes et méchantes, bref ceux qui porte ce noms sont sujets aux extrêmes.
  18. Akumba: créatif, personne hautaine, prompt à la domination, égocentrique.
  19. Akuma: Richesse, ce nom était généralement donné à la suite d’événements heureux, pour magnifier son existence. Les porteurs de ce nom sont des personnes généreuses.
  20. Affangüissô: Espérance, il veut littéralement dire « donner les yeux », compter sur quelqu’un ; ce sont des personnes sur qui une responsabilité pèse déjà dès la naissance, elles ont pour mission d’apporter un changement au quotidien des leurs.
  21. Affambôr: secours, personne sur qui on peut espérer en cas de problèmes, disposée à porter secours.
  22. Etemeye: Qu’est ce que c’est, c’est un nom qui était généralement donné pour conjurer le mauvais sort, et les familles mettaient beaucoup d’espoir sur les enfants portants ce nom.
  23. Assanguena: Joyeux, joie, c’était généralement un nom qu’on donnait à un enfant après un événement heureux, ou alors pour exprimer qu’on l’avait beaucoup désiré
  24. Angandji: sable, personne polyvalente, ouverte dans plusieurs domaines, naïves, qui s’adaptent facilement.
  25. Abôh, Eboh: Siège, celui à qui plusieurs responsabilités incombent, personne parfois carrées dans leur points de vue, et très difficile à vivre.
  26. Adjï : Celui qui demeure, on le donnait généralement pour signifier que le porteur de ce nom devait rester dans la propriété familiale, ce sont des personnes travailleuses, têtues, orgueilleuses et endurantes au travail.

[1] Sing : Uki, Pluriel : Waki (ce qui est une déformation phonétique de Utsi = terrien, Watsi=terriens)

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Dāh ou Dan


  1. Présentation du jeu :

Le jeu dāh se joue à même le sol, avec sept (07) pions que le joueur lui-même apporte (palmiste, noyau de prune ou de jatofra etc.), parmi lesquels un pion de tête et six pions de base. Il possède ainsi sept degrés.

Il consiste à jeter au sol, sans plus y toucher, les pions de base,  puis de lancer le pion de tête en l’air, de ramasser un ou plusieurs pions de base selon le niveau et de rattraper le pion de tête avant qu’il ne touche le sol. Le joueur qui a raté un seul essai dans un niveau est éliminé.

Les niveaux ci-dessus et le nombre de leurs essais sont :

  1. 1-1 (06 tours)
  2. 2-2 (03 tours)
  3. 3-3 (02 tours)
  4. 4-2 (02 tours)
  5. 5-1 (02 tours)
  6. 6-0 (01 tour)
  • 0-6 (01 tour ; la particularité ici est que : on tient tous les sept pions en main, puis il lance le pion de tête, pose les pions de base en un seul tas et on attrape le pion de tête avant qu’il ne touche le sol).
    1. Règles du jeu :

Le jeu peut se faire par joueur ou par niveau.

  • Par joueur :

Chaque joueur s’engage à effectuer ses sept niveaux d’une traite, dès qu’il rate un essai d’un niveau, il est  éliminé et remplacé par le joueur suivant, et c’est celui qui aura atteint le plus niveau le plus élevé qui est gagnant.

  • Par niveau :

Les joueurs effectuent les essais de chaque niveau l’un à la suite de l’autre avant de passer au niveau suivant, celui qui rate un essai dans un niveau est éliminé et les autres continuent jusqu’à la fin. La victoire s’obtient dans les mêmes conditions que ci-dessus.

La particularité de ce jeu est qu’il cultive l’adresse, la concentration tout en suscitant une saine émulation et en renforçant la responsabilité individuelle dans les actes qu’on pose. C’est un jeu qui peut se pratiquer en équipe comme en individuel et être promu dans le monde car il contribue au divertissement des personnes.

Odāh[1] ou Dan[2] 

[1] En tukî,

[2] En Bekpwak (Bafia),

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0 = buburu (kawanda)
1 = môchii
2 = Ibiî
3 = issa’at
4 = Ignii
5 = issaanu
6 = yatsatu (mwaratu)
7 = yatsatu na môchii
8 = mwuérèmaa (djamam)
9 = mwurèmaa na môchii
10 = yobôt
11 = yobot na môchii
12 =Yobot n’ibii
13 = yobot n’issa’at
…..
20 = mawu m’abâ
30 = mawu m’atat
40 = mawu m’aanè
50 = mawu m’ataanu
60 = mawu m’atsatu
70 = mawu m’atsatu na môchii
80 =mawu mwurèmaa
90 = mawu mwurèmaa na môchii
100 = itêtê

200 = mutêtê m’oubâ
300 = moutêtê m’outât
400 = moutêtê mwounè
500 = moutêtê moutaanou
600 = moutêtê mouatsatou
700 = moutêtê mouatsatou na môchi
800 = moutêtê mwourèmaa
900 = moutêtê mwourèmaa na môchii
1.000 = tôkô

2.000 = tôkô ibii
3.000 = tôkô issa’at
….
10.000 = tôkô yobot
100.000 = itêtê na tôkô
200.000 = moutêtê m’oubâ ma tôkô
1.000.000 = tôkô râ tôkô
 

 

 

 

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Panapu râ watsi(waki)

Na wuchiô, ari nama na watu wa kutu sôtô urongôh, wa saki, kônôh a kutu gohmâh pèyô azè a kutu ndu kussaana n’adzè.

Ichii indzè, a fatiyamu issaka ra’ah râ pèyô, endamu na mbôoh.

Na pèh ra’ah, achïyamu awooh ya worètê ayè ima’aduma n’undjôong. Mbahmbahrachia zè ima domiya na wutchiô na tsi.

Kônôh a kachimu utatama korrô ini a tchaka awooh matè, kuzu kawi na imaa yah yimah

Ahwô wu pu’uh i ndumu m’achïya; i zumu mu séssah :

  • A nya Kurê ! atêh utama’a tatama kôroh ?
  • Éééh a nya pu’uh ! ngu kutu endah na mbôoh ini ngu ndu kaah pèyô ; ku nga’achïyamu awooh ya worètê ayè i yiténah pèh ; nga munu maah u tchaka, nu ku kawii.

Ahwô sooh zu pu’uh a zumu  rébah kônôh :

  • A nya ; affôréchiamuh awooh ya worètê matèh moochia, pèrèh azèh na anganga ; unu oumamu na pèh rooh umbata uzumôh ; imu wanda uwu ngué nganamu arii ndumu n’utènèh rôô.

Kônôh ubâmu pu’uh utchô umoochii, u muénè idjimah « muana wa atchô ama nya gundu râ agôh ».

Nan soh wu kônôh a ndumu achïyaa pèh raa umbôh uzumôh ; azumu awudzana ou muénè matèh :

  • Djambirongôh ! nga ma kutu bungana nèh nu muka zu na pèyô ; ndêkêh mutu guimah a timbamu ichimbih a pèyô ; u kachï uwu wuchu’uh, ta zu kaa fê péyô » ; a zumu offah issaka raa râ pèyô na ndzanah.

Ichii ya’a matèh wu kônôh ama tirimiya u kussaana uwu na pèyô, watu na namah wa tazu fiti u kussa pèyô wuchu’u na mbôoh.

Sagesse de tortue

À l’époque, quand les animaux et les hommes vivaient ensembles, se parlaient, tortue était réputée pour sa sagesse qu’elle vendait souvent au marché.

Un jour, elle soulève son sac de sagesse, elle va au marché.

Sur son chemin, elle trouve un tronc d’arbre tombé en travers, abattu nuitamment par la foudre.

Tortue se met à essayer de traverser le tronc en question, sans succès dans toutes ses tentatives.

C’est sur ces entrefaites que la trouve souris-des-champs qui lui demande :

  • Mon beau-tortue ! Qu’essaies-tu là depuis ?
  • Héé mon beau Souris-des-champs ! J’allais au marché vendre la sagesse, c’est alors que je trouve ce tronc d’arbre en chemin qui me barre la route, j’ai déjà tenté de l’escalader en vain.

C’est alors que souris des champs conseilla à tortue ;

  • Mon beau ; contournes ce tronc d’arbre par le bas, du côté des racines, tu arriveras sur ton chemin de l’autre côté ; c’est ce que j’ai l’habitude de faire dans ces cas-là.

Tortue comprit souris des champs d’une oreille, sachant que « l’enfant d’oreilles avait mangé un mets de poils pubiens »

C’est ainsi que tortue retrouve son chemin de l’autre côté, et s’écrie:

  • Mon dieu ! moi qui pensais que suis seule à posséder la sagesse me rend compte que tout être a une partie de sagesse ; à partir de ce jour, je ne vendrais plus la sagesse. Ainsi, tortue jeta son sac de sagesse en brousse. et on ne a voit plus arpenter les chemins des marchés, parce qu’elle s’était rendu compte que chacun a une part de sagesse.

 

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Waki (Peuple Uki)


Waki(Uki singulier) habitent les localités de Ntui, Ngoro, Badissa, Talba, Bourâ, Goura, Ngockê, Kombè, Mbangassina, Biatombô ;Koba ; Yebekolo etc.. dans le Département du Mbam et Kim, et Ngomo, Biatsota, Egona, Nyamanga 1 etc. dans le Département du Mbam et Inoubou, et d’autres informations font état d’autres groupements Uki dans d’autres Régions du Cameroun (Sud-Ouest) et même de l’Afrique.

Le peuple « Uki » était un peuple de guerriers, ce qui explique leur dissémination ; leur langue, le  « Tutsi » (Tuki) a plusieurs variantes comme le tutsingôh, le tukombèh, le tungorôh, le tubwètê, le tufeya, etc .qui constituent mêmement les grands groupes sociaux.

Sur les plans culturels, les Uki sont reconnus par le culte du Nyorè qui est une invocation des esprits des morts et des ancêtres pour soutenir les vivants. Ici, on distingue deux stades ou degrés d’initiation.  on a ainsi:

  1. Angadjuma;
  2. Inangua

Parmi les danses coutumières les plus pratiquées du peuple Uki, on a le Matongo, l’Andongôh, l’Ibassah,

on a aussi sur les plans ludique  et sportif traditionnel les activités comme : 

  • Ndjombôh,
  • Mashingôh,
  • Ndutê,
  • etc.

Sur le plan sportif,

  • Ndjambè,
  • Oda’ah,
  • matoumba,
  • Fukfu koringoh
  • etc.

Sur le plan ludique;

Les mets affectionnés par eux sont ukâmuh[2] na apènèh[3]  ou avec le mbènèh[4] ; il ya également le gundu râ uwundu[5], le gundu râ tjiôh,[6], les Oki sont monothéismes et le pouvoir est transmis de père en fils au niveau de la chefferie, mais sur le plan social, il est matriarcal, c’est-à-dire l’enfant né d’une femme Oki a plus de poids dans le village maternel que paternel.

Étymologiquement,  « Waki » (Uki: singulier) = peuple et « Tuki »(Tutsi) = langue Uki viennent de « Utsi » qui signifie « à terre » et « Watsi » qui signifie « ceux de la terre », qu’on peut comprendre par « terrien ».

Utsi a djaranamu tutsi = « à terre » parle le « ceux de la terre » c’est à dire :le terrien parle le terrien (le terrien parle la langue des terriens).

[2] Feuille de manioc 

[3] Le conscous de maïs

[4] Couscous de manioc

[5] Mets d’arachide ;

[6] Mets de concombre.

N.B: « u » se lit « ou ».

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Tumu r’adongo


Watu wa ta fiti u guna na assotô yabu arii wa warafiamu tumu rabu r’adongo. Assènè tumu imu makana peh azè mutu a biônomu ini assotô ya i ndénda wussi.

Tumu imu makana anganga na wuchiô wa worètê, wanda matè wu, makana wurètê uwu anganga ita inguana na tsi na nguru wa adoumamu arii pungui yengamu, nana tunu wu mutu uzu ka’a tumu amu penguè penguè n’assotiâ ya.

Wanda matè wu tu yanamu wanobaana ini tumu r’issu r’adongo i funuwa, ini tu tchakeya wana wissu.

Nguru r'adongo

Nguru r’adongo

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